Aide Publique au Développement : ensemble des financements, dons et prêts des organismes publics à destination des PVD par les institutions bilatérales et multilatérales. Les prêts sont accordés à des taux avantageux et généralement octroyés sous certaines conditions (cf.conditionnalité) : réduction du déficit public, suppression des monopoles, privatisation, ouverture des marchés, bonne gouvernance, etc… Les pays bénéficiaires appartiennent à trois groupes : les PED nés de l’indépendance dans les années 60, les pays en transition de l’Europe centrale et les anciennes colonies européennes.
Depuis les années 70, les pays membres de l’OCDE (et plus particulièrement les pays du Comité d’Aide au Développement) se sont engagés à consacrer 0,7% de leur PIB à l’APD. En fait, les montants d’APD ont diminué sensiblement en termes réels dans les années 90.
La conférence internationale de Monterrey sur le financement du développement, organisée en mars 2002, a conforté les perspectives d’accroissement sensibles de l’APD afin de permettre la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement/ 0MD. En effet, si les gouvernements ont véritablement la volonté de réaliser les OMD à l’horizon 2015, ils doivent multiplier par deux le niveau actuel de l’APD. L’APD de la France s’inscrit dans ce contexte de redressement de l’aide au plan international : (en milliard d’euros) - 2003 = 6.4 – 2004= 6.8 – 2006= 7.85 – 2006= 8.3.
Selon les engagements récents pris à l’occasion de cette conférence , l’APD française serait de 0,5% du PIB en 07 et 0,7% du PIB en 2012. Par ailleurs, la France s’efforce de mobiliser de nouveaux acteurs et soutenir de nouvelles initiatives de taxation internationale (sur les billets d’avion par exemple), appuyer les OING dans leurs efforts de solidarité et améliorer l’efficacité de l’aide.
Pour l’ensemble des pays du G7, l’APD en 2005 est la suivante :
France : 0,42% du PIB
Grande Bretagne : 0,39%
Allemagne : 0,28%
Canada :0,20%
Japon : 0,19%
USA : 0,16%
Italie :0,15%
Toutefois, l’APD peut varier sensiblement d’un pays à l’autre, car chaque pays est libre d’y comptabiliser ce qu’il entend : prêts et dons mais aussi assistance technique, allégements de dette, attribution de bourses d’études et de recherche, voire coût de l’accueil des demandeurs d’asile, indemnisation des exportateurs ou renforcement de leur services de sécurité…
Enfin, les interprétations de statistiques peuvent différer selon que l’aide est liée ou déliée.
L’aide liée se réfère à toute forme de financement (fonds ou autres) conditionnée à l’achat de biens et de services qui doivent obligatoirement se faire auprès du pays donateur à l’inverse d’une aide déliée, entièrement libre.