Généralités : Tout prêt d’argent, tout emprunt quel qu’il soit est fondé sur des garanties. Il en est de même pour le financement de l’aide au développement.
La plupart du temps, les bailleurs de fonds accompagnent leur aide au PED ou pays en transition de certaines modalités de remboursement ou conditions spécifiques, modulées selon des critères variables et géopolitiques : c’est ce qu’on nomme la conditionnalité.
Celle-ci peut prendre plusieurs formes . Par exemple : privatisation de certains secteurs, réduction du nombre de fonctionnaires, restauration des équilibres macro-économiques, lutte contre la corruption, respect des droits de l’homme, etc…En conséquence, le déblocage des fonds est lié au respect et à l’application plus ou moins stricte de ces conditions. Toute la problématique de l’APD des pays occidentaux est fondée sur ce principe.
D’une manière générale, les PED perçoivent plus ou moins bien ces contraintes qu’ils estiment, à tort ou à raison, être un droit d’ingérence dans la gestion de leurs budgets respectifs ou un reliquat de pratiques anciennes, teintées de dirigisme néo-colonialiste.
Depuis une dizaine d’années, la Chine de plus en plus présente dans tous les pays du Sud ne s’estime pas tenue à mettre en œuvre des conditionnalités. Et ses parts de marché sont en augmentation croissante… Ainsi ses échanges commerciaux avec l’Afrique ont-ils quadruplé depuis 5 ans pour atteindre en 2006, 35 Mds.€
Commentaires :La conditionnalité comme frein ou accélérateur de développement : le débat est ouvert. Il est utile de noter que la Chine a supprimé toute conditionnalité dans ses échanges avec l’Afrique.