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Le Mot du
Président
Mars 2010
Quelques
semaines après le tremblement de terre qui a sévèrement endommagé Port-au-Prince
et les villes avoisinantes, il reste difficile d’oublier ces images de
désolation et de désespoir, déversées ad libitum par les médias du monde
entier. Comment ne pas revoir en pensée les milles images d’un Haïti disparu
pour longtemps et auquel nous, Français et Francophones, étions terriblement
attachés : le Palais National, la Cathédrale, le Musée des peintures haïtiennes,
l’hôtel Montana, le Marché central, etc…sans oublier le vieux Jacmel, dont le
lycée français obtenait chaque année 99% de réussite au baccalauréat…
Toutes nos
pensées vont aux centaines de milliers de victimes, et en particulier, vers nos nombreux collègues des organisations
internationales et des ONG qui y ont laissé leur vie.
Comment dés
lors, à l’instar du terrible tsunami qui avait frappé l’Asie du Sud-Est, il y a quelques années, ne
pas être tenté, comme on dit vulgairement, de mettre « la main à la
poche ». Beaucoup l’ont fait et nous nous en réjouissons. Toutefois, la
question n’est pas seulement financière, nous le savons bien, mais aussi celle
qui revient, de manière récurrente : quelle reconstruction? Celle de l’État, de l’habitat, des services publics,
des routes, des milliers de traumatisés et handicapés à vie, etc…Plus que jamais,
le moment est venu pour la communauté internationale d’y contribuer mais aussi
de repenser quel type de développement est le plus approprié. Pour notre part,
nous ne manquerons pas de nous y associer à notre niveau qui est le
nôtre.
C’est dans ce
contexte (comment oublier le Soudan, la RDC et bien d’autres États fragiles?)
que l’AFECTI, renouant avec ses premiers objectifs, organisera en avril
prochain, une session de formation à la rédaction des CV de la coopération
technique internationale, en vue de la participation du plus grand nombre à des
opérations de développement. (Voir les modalités d’inscription ci-joint sur
notre site).
J’en profite
également pour lancer aujourd’hui une nouvelle campagne d’adhésion afin que
notre Association poursuive ses travaux dans l’esprit de nos pères fondateurs. Aussi j’invite aujourd’hui tous ceux pour qui
le bénévolat n’est pas un vain mot, à nous rejoindre en 2010, à titre personnel
ou professionnel, pour le renouvellement de notre bureau et de notre conseil
d’administration. 50 ans après l’appel de René Cassin, nous sommes heureux
d’ouvrir notre réseau à tous ceux qui contribuent, ou souhaitent contribuer,
comme nous le faisons depuis notre fondation, à une véritable solidarité dans
le monde du développement.
Etienne Wermester
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Le Mot du Président
Novembre
2009
L'AFECTI célèbre cette année
son 50 ème anniversaire. Le bel âge ! Dans mon dernier mot, j'avais encouragé
tous les membres (et même les non membres) qui nous lisent, à nous adresser
leur témoignage d'activités dans un ou plusieurs pays où ils ont effectué des
actions de développement, hier ou aujourd'hui. Cet appel a été un succès : nous
avons reçu près d'une quarantaine d'articles…Environ une trentaine ont été
retenus et seront publiés dans notre annuaire du cinquantenaire, à paraître
début décembre, et diffusés gracieusement à tous les membres, lors du Banquet
Anniversaire de notre association, au restaurant du Palais du Luxembourg.
L'ouvrage pourra être acheté par la suite par ceux qui en feront la demande .
Cet annuaire est un aide-mémoire d'expériences vécues, par nos membres,
d'actions d'aide au développement. Il se veut un outil destiné à documenter
tous ceux qui sont intéressés par ces 50 années qui ont accompagné les
mouvements d'indépendance des pays en développement ou émergents. Cet ouvrage
contribuera, avec le recul de l'histoire, à mieux faire comprendre cette
période unique de coopération et d'assistance technique.
A l'occasion de cet événement qui marquera d'une pierre blanche la vie de
l'AFECTI, nous avons invité un conférencier : le Dr. Jean-Paul Curtay,
nutritionniste bien connu et auteur de nombreux ouvrages . Titre de sa
conférence : Malnutrition dans le tiers monde : conséquences sur le
développement cérébral et…économique. Ses propos seront certainement retenus
avec attention par tous ceux et toutes celles qui poursuivent une activité de
développement et notamment les fonctionnaires, consultants ou humanitaires,
qu'ils travaillent ou non, dans ce domaine majeur de l'économie de la santé.
Enfin, nous en profiterons pour associer à cette conférence quelques ONG qui
pratiquent leurs activités dans un pays du Sud, dans le but de contribuer à ce
qu'une partie des cotisations de nos membres leur soit attribuée. C'est bien la
moindre des choses que les nantis que nous sommes, redistribuent, via certaines
ONG, aux plus démunis.
Nul doute que cette
manifestation sera un tremplin pour de nouveaux projets de l'AFECTI et ils sont
nombreux. N'hésitez pas à nous faire part des vôtres.
Etienne Wermester
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Le Mot du Président
Août
2009
La polémique
est récurrente depuis quelque temps déjà et le débat reste ouvert, parfois même
virulent. La colonisation a-t-elle été néfaste ou bénéfique ? Historiens
et politiques se renvoient la balle. La thèse de Jacques Marseille, qui date
des années 80, a pourtant montré que la colonisation a coûté à notre pays plus
qu’elle n’a rapporté. Qu’importe, la France doit honorer ses dettes à
l’égard de l’Afrique rétorque un leader politique ! Les ouvrages et
colloques sur le sujet ne manquent pas, ici en France mais aussi ailleurs.
L’Italie n’a t-elle pas promis récemment d’indemniser « ses » pays
colonisés ?
Ce qui nous intéresse
aujourd’hui est de savoir ce qu’il adviendra de l’assistance technique et de la
coopération française, dont on a déjà dit qu’elles étaient du néo-colonialisme.
Alors, néfaste ou bénéfique ? La question se pose à nouveau. Cinquante ans
après les premières indépendances et au moment où l’aide publique et privée au
développement prend un tout autre visage, tout au moins dans le vocabulaire,
dans les discours, dans les attitudes et dans les actes, la quête de mémoire
s’impose. Que restera-t-il des mille
actions entreprises dans les pays en développement dont certains revendiquent
déjà le titre de pays émergents ?
C’est
un peu à ce travail de mémoire que l’AFECTI vous invite aujourd’hui, à
l’occasion de ses cinquante ans. Les
meilleurs articles seront publiés dans notre annuaire anniversaire qui sera
diffusé en fin d’année. Seront sélectionnés les témoignages les plus vivants et
les plus révélateurs de quelques unes de vos missions passées ou récentes, bi
ou multilatérales. Merci d’avance de faire court, sur deux pages et un
maximum de 1250 mots, au format A5 de préférence, accompagnées d’une
courte notice biographique en moins de 10 lignes et ce, avant le 31 août
prochain !
L’AFECTI
entend ainsi contribuer, pour sa modeste part, à la sauvegarde de l’histoire,
petite ou grande, anecdotique ou non, de quelques aspects des travaux et autres
missions auxquels les uns et les autres, membres ou non, ont participé.
A
bientôt de vous lire !
Etienne
Wermester
Nota Bene : En raison du déménagement de la
« Rue Monsieur », ex Ministère, ou Secrétariat d’Etat à la
Coopération, au Développement et à la Francophonie, au 27 rue de la Convention,
Paris XVème, la nouvelle adresse postale
de l’AFECTI est transférée au :
45 rue Linois, 75015 Paris, auprès
du siège de France Coopération Internationale
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Le Mot du Président
Juillet
2009
La polémique
est récurrente depuis quelque temps déjà et le débat reste ouvert, parfois même
virulent. La colonisation a-t-elle été néfaste ou bénéfique ? Historiens
et politiques se renvoient la balle. La thèse de Jacques Marseille, qui date
des années 80, a pourtant montré que la colonisation a coûté à notre pays plus
qu’elle n’a rapporté. Qu’importe, la France doit honorer ses dettes à
l’égard de l’Afrique rétorque un leader politique ! Les ouvrages et
colloques sur le sujet ne manquent pas, ici en France mais aussi ailleurs.
L’Italie n’a t-elle pas promis récemment d’indemniser « ses » pays
colonisés ?
Ce qui nous intéresse
aujourd’hui est de savoir ce qu’il adviendra de l’assistance technique et de la
coopération française, dont on a déjà dit qu’elles étaient du néo-colonialisme.
Alors, néfaste ou bénéfique ? La question se pose à nouveau. Cinquante ans
après les premières indépendances et au moment où l’aide publique et privée au
développement prend un tout autre visage, tout au moins dans le vocabulaire,
dans les discours, dans les attitudes et dans les actes, la quête de mémoire
s’impose. Que restera-t-il des mille actions
entreprises dans les pays en développement dont certains revendiquent déjà le
titre de pays émergents ?
C’est
un peu à ce travail de mémoire que l’AFECTI vous invite aujourd’hui, à
l’occasion de ses cinquante ans. Les
meilleurs articles seront publiés dans notre annuaire anniversaire qui sera
diffusé en fin d’année. Seront sélectionnés les témoignages les plus vivants et
les plus révélateurs de quelques unes de vos missions passées ou récentes, bi
ou multilatérales. Merci d’avance de faire court, sur deux pages et un
maximum de 1250 mots, au format A5 de préférence, accompagnées d’une
courte notice biographique en moins de 10 lignes et ce, avant le 15 août
prochain !
L’AFECTI
entend ainsi contribuer, pour sa modeste part, à la sauvegarde de l’histoire,
petite ou grande, anecdotique ou non, de quelques aspects des travaux et autres
missions auxquels les uns et les autres, membres ou non, ont participé.
A
bientôt de vous lire !
Etienne
Wermester
Nota Bene : En raison du
déménagement de la « Rue Monsieur », ex Ministère, ou Secrétariat
d’Etat à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, au 27 rue de la
Convention, Paris XVème, la nouvelle
adresse postale de l’AFECTI est transférée au :
45 rue Linois, 75015
Paris, auprès du siège de France Coopération Internationale
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Le Mot du Président
Mars 2010
Quelques
semaines après le tremblement de terre qui a sévèrement endommagé Port-au-Prince
et les villes avoisinantes, il reste difficile d’oublier ces images de
désolation et de désespoir, déversées ad libitum par les médias du monde
entier. Comment ne pas revoir en pensée les milles images d’un Haiti disparu
pour longtemps et auquel nous, Français et Francophones, étions terriblement
attachés : le Palais National, la Cathédrale, le Musée des peintures
haitiennes, l’hotel Montana, le Marché central, etc…sans oublier le vieux
Jacmel, dont le lycée français obtenait chaque année 99% de réussite au
baccalauréat…
Toutes nos
pensées vont aux milliers de victimes, et en particulier, vers nos nombreux collègues des organisations
internationales et des ONG qui y ont laissé leur vie.
Comment dés
lors, à l’instar du terrible tsunami qui avait frappé l’Asie du Sud-Est, il y a quelques années, ne
pas être tenté, comme on dit vulgairement, de mettre « la main à la
poche ». Beaucoup l’ont fait et nous nous en réjouissons. Toutefois, la
question n’est pas seulement financière, nous le savons bien, mais aussi celle
qui revient, de manière récurrente : quelle reconstruction? Celle de l’État, de l’habitat, des services publics,
des routes, des milliers de traumatisés et handicapés à vie, etc…Plus que
jamais, le moment est venu pour la communauté internationale d’y contribuer
mais aussi de repenser quel type de développement est le plus approprié. Pour
notre part, nous ne manquerons pas de nous y associer à notre niveau qui
est le nôtre.
C’est dans ce
contexte (comment oublier le Soudan, la RDC et bien d’autres États fragiles?)
que l’AFECTI, renouant avec ses premiers objectifs, organisera en avril
prochain, une session de formation aux missions de la coopération technique
internationale afin de permettre au plus grand nombre de participer à des
opérations de développement. (Voir les modalités d’inscription ci-joint sur
notre site).
J’en profite
également pour lancer aujourd’hui une nouvelle campagne d’adhésion afin que
notre Association poursuive ses travaux dans l’esprit de nos pères
fondateurs. Aussi j’invite aujourd’hui
tous ceux pour qui le bénévolat n’est pas un vain mot, à nous rejoindre, à
titre personnel ou professionnel, pour le renouvellement de notre bureau et de
notre conseil d’administration, arrivé en avril prochain à son terme. 50 ans
après l’appel de René Cassin, nous sommes heureux d’ouvrir notre réseau à tous
ceux qui contribuent, ou souhaitent contribuer, comme nous le faisons depuis
notre fondation, à une véritable solidarité dans le monde du développement.
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